Des ondes qui font peur
Les ondes électromagnétiques émises par les antennes relais sont-elles dangereuses ? Ce qui est sûr, c’est qu’elles sont de plus en plus décriées par les scientifiques et que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé les ondes de la téléphonie mobile comme étant cancérogènes. Et pourtant, des antennes ont été mises en place, y compris dans le Vaucluse, sans se soucier tellement de ce qui pourrait en résulter pour ceux qui seraient sur leur passage.
Sommes-nous devenus trop méfiants ? Sommes-nous atteints par un syndrome nouveau, celui de l’angoisse causée par les évolutions de la science et des outils toujours plus performants pour communiquer ? Je ne pense pas que le problème soit là. Mais il est bien dans l’information qui n’est pas donnée ou par les sources diverses et variées qui en donnent mais qui sont contradictoires.
L’expérience montre que la présence de ces antennes n’est pas neutre et qu’elles peuvent avoir des conséquences dont on ne mesure pas totalement les effets à moyen ou long terme. Tout monde peut alors comprendre que l’inquiétude des personnes proches de ces relais soit grande, surtout quand il s’agit de protéger leurs propres enfants.
Sans entrer dans une nouvelle polémique, nous ne pouvons pas cependant rester muets sur ce problème. Pourquoi, s’il y a le moindre risque, ne pas faire jouer le principe de précaution (1) ? S’il n’y pas de certitude n’est-ce pas pour cela que ce concept a été inventé ?
Ruben Urrutia
(1) Le principe de précaution : « Des mesures doivent être prises lorsqu’il existe des raisons suffisantes de croire qu’une activité ou un produit risque de causer des dommages graves et irréversibles à la santé ou à l’environnement. Ces mesures peuvent consister, s’il s’agit d’une activité, à réduire ou à mettre un terme à cette activité ou, s’il s’agit d’un produit, à interdire ce produit, même si la preuve formelle d’un lien de cause à effet entre cette activité ou ce produit et les conséquences redoutées n’a pas pu être établi de manière irréfutable ».


