Actualité

Cette semaine était la « semaine de la presse à l’école »


Elle tombe bien celle là ! La semaine a été riche en événements, pire en événements violents, extrêmement violents! Une semaine au cours de laquelle on a tout su, tout vu, tout entendu. Une semaine où l’on a vécu en direct l’événement.

La question que l’on peut se poser c’est : peut-on ainsi tout voir, tout entendre? Tout le monde peut-il tout voir tout entendre ? Nos enfants ou petits-enfants, par exemple, peuvent-ils tout voir ? Faut-il les faire participer ? Peuvent-ils un seul instant se mettre à la place des victimes et faut-il les inciter à imaginer ce que cela serait que d’être à cette place ? Ne faut-il pas laisser à l’innocence le bonheur de l’innocence ?

Internet, la télévision, la radio, la presse écrite, chacun de ces médias prend-il suffisamment de recul pour donner cette nourriture qu’est l’information avec suffisamment d’objectivité. Ne jouent-ils pas trop sur l’émotion ? L’information n’est-elle pas instrumentalisée à des fins peu louables.

Bien, direz-vous, mais il n’y a que des questions? Eh oui! Parce que les réponses pour certaines nous appartiennent et que pour d’autres, il convient d’y trouver réponse dans le dialogue. Une chose est cependant certaine. Nous avons scellé un pacte avec nos concitoyens et ce pacte est fait de respect, il est fait de protection pour les plus faibles et ceux qui sont encore en devenir. Cela, nous ne devons jamais l’oublier.


Ruben Urrutia

 

La préoccupation du jour


Aujourd’hui 15 mars, c’est la fin de la trêve hivernale. Pour des dizaines de milliers de familles, 100 000 selon l’Association « Droit au logement », c’est l’angoisse. 12 000 d’entre elles ont été expulsées de leur logement en 2011. A-t-on une idée de ce que cela peut représenter, pour une famille, que de se retrouver à la rue ?

Inadmissible et l’indignation ne suffit plus ! Sait-on ce que signifie ce qui porte le nom de nomadisme social ? Ce sont des familles qui vont d’hébergement provisoire en hébergement provisoire. Parfois dans la famille, parfois chez des amis, des voisins, des structures d’accueil officielles ou des squats, tel est ce que recouvre ce nomadisme social. Qu'en est-il alors des enfants, de leur participation à l’école par exemple ? Il s’agit là d’un fait de société aussi scandaleux qu’intolérable.

L’Udaf 84 ne peut admettre que l’on puisse expulser des familles. Elle demande l’application de la loi DALO à la lettre. Faut-il rappeler que c’est l’obligation légale d’un relogement dès lors qu’il y a menace d’expulsion? Elle demande que soit pratiquée une suspension des expulsions et que les logiques institutionnelles évitent de fabriquer elles-mêmes de l’exclusion.

Mais s’agit-il d’un phénomène nouveau ? On trouve dès 1982, dans la loi QUILLOT, l’affirmation de ce droit : « Le droit à l’habitation est un droit fondamental ». Plus tard la loi BESSON « garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité ». En 1995, le Conseil Constitutionnel lui-même nous dit « la possibilité de disposer d’un logement décent est un objectif constitutionnel ». Il s’appuie, pour cela, sur la Constitution qui affirme « La nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement ». En 2003, apparaît la notion « opposable », ce qui signifie « que l’on peut faire valoir contre autrui ».

Ce droit est en vigueur dans notre pays et les délais d’application auraient dû prendre en considération, dès janvier 2008, les situations les plus difficiles : SDF, travailleurs pauvres, femmes isolés avec enfants… et au 1er janvier 2012, toutes les personnes éligibles au logement social.

On sait ce qu’il en est dans notre département, quant à l’application de cette loi. En 2008, 5 400 ménages étaient en situation de faire valoir leur droit, on faisait état de l’instruction de 300 dossiers. Cela prouve, pour le moins, que l’on n’a pas pris la mesure de la situation économique et sociale de notre département.

Avoir un toit, ne l’oublions pas, c’est la première condition pour ne pas tomber dans l’exclusion.

Ruben Urrutia


 

Les jeunes en Vaucluse

En décembre 2010, l'Udaf de Vaucluse faisait des jeunes le thème de sa Conférence de la Famille. En partenariat avec le Conseil Général, la Caf et la Msa, nous avions convenu d'aborder ce thème parce qu'il nous préoccupait, comme il préoccupait et préoccupe toujours les familles.

Le hasard n'a rien à voir avec ce choix, vous vous en doutez bien. En effet, nous partions d'un constat partagé qui peut faire froid dans le dos: 20% des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté, 25% sont au chômage, 1 jeune sur 6 n'a pas de complémentaire de santé, le logement est pour eux difficilement accessible, voire impossible, pour ne citer que ces seuls paramètres mais qui sont tout-à-fait significatifs d'une situation pour le moins alarmante.

2010, c'est aussi la parution du rapport réalisé par le Sénat pour qui les politiques publiques en direction de la jeunesse sont calamiteuses et du Rapport Hirch qui tentera, à partir du même constat, d'avancer quelques propositions (RSA jeune par exemple) dont il faut dire qu'elles n'ont pas bouleversé le paysage.

Depuis, cette date, nos partenaires et nous avons avancé et même si cest dernières ne sont pas non plus de nature à changer totalement le cap, du moins montrent-elles qu'il ne faut pas attendre pour espérer. Mini bus chargé de porter l'information aux jeunes dans le milieu rural, microcrédit social, création de regroupement de jeunes afin qu'ils deviennent acteurs de leur propre recherche, création d'un secteur Jeunesse au sein du Conseil Général, prise en compte des jeunes dans la politique du logement au sein de Vaucluse Logement... autant de pistes qui sont actuellement explorées et qui montrent que la volonté peut faire reculer bien des barrières.

Pour autant, nous demeurons attentifs aux propositions qui sont faites aujourd'hui dans le cadre des campagnes politiques qui se déroulent sous nos yeux. c'est aussi la mission de l'Udaf que de faire des propositions aux candidats et aux formations politiques. C'est ce que nous ferons, croyez bien que nous y travaillons. 

Ruben Urrutia

 
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