L'école des consommateurs
Aujourd’hui, de nombreuses personnes se sentent démunies face à la complexité des problèmes rencontrés au quotidien. Chaque jour, l’individu court entre ses obligations, ses devoirs de parent, de salarié, de membre d’une société et ses envies propres. Face à l’évolution toujours plus rapide de la société, aux problèmes qu’elle rencontre et aux questionnements qu’elle suscite, il est de plus en plus facile de se perdre, de ne plus savoir quel produit, quelle école, quel cursus scolaire, quels loisirs, quel moyen de transport, quelle formation, quelle lessive, quel forfait internet, quel opérateur mobile, quel organisme de sécurité sociale, quel interlocuteur… choisir.
L’apparition de ce panel de choix a permis aux français de s’offrir de plus grandes possibilités. Néanmoins, apprendre à choisir en fonction de ses convictions propres et ses besoins réels n’est pas chose aisée. Un tri est nécessaire. Choisir un produit plutôt qu’un autre revient à le plébisciter et à donner des fonds monétaires aux organismes créant le produit sélectionné. Toutefois, faut-il encore être informé objectivement pour préférer tel ou tel produit ou service et faire un choix en concordance avec ses envies, besoins et valeurs. En outre, l’émergence de la société de consommation a également vu la montée en puissance de problèmes sociaux tels que l’exclusion, les inégalités, la pauvreté, le surendettement…
C’est ainsi, qu’en France, depuis les années 70, de nombreuses initiatives locales ont vu le jour et ont permis l’adoption de lois importantes touchant au domaine social. C’est également le début de l’économie sociale et solidaire au travers de l’entraide locale et professionnelle, de la solidarité face aux catastrophes naturelles, aux maladies... Se créent ainsi des coopératives, mutuelles et associations dont l'un des buts est de soutenir les plus démunis. Il est possible de citer dans cette catégorie les associations ayant créé les épiceries sociales, les lieux de distributions de colis alimentaires, les cours d’alphabétisation ou encore les cours du soir. Ce volet de l’économie s’est nourri d’idées et d'opinions diverses, et même divergentes, afin de tendre vers un épanouissement de l’être humain et une maîtrise de l’économie au bénéfice de l’homme. Cette façon de repenser l’économie sociale et solidaire permet la mise en place d’autres formes de développement, d’organisation de la production, de la consommation et de l’échange tout en plaçant l’homme au cœur de l’action.
Existent aussi d’autres solutions originales pour aboutir à une insertion d’une personne par l’activité économique (IAE). Ainsi des structures proposent des organisations collectives et d’échanges non marchands dans le but de tester un autre mode de développement des territoires permettant par la même de combattre les problèmes sociaux actuels.
C’est dans cette optique et fort de ces idées, en complément de notre action sur le microcrédit social et conformément à notre vocation de défense de l’intérêt des familles, que nous avons souhaité tenter une nouvelle aventure en créant l’Ecole des consommateurs en Vaucluse. Ce dispositif original et unique en France est né, au début des années 80, dans la Région Nord-Pas-de-Calais. Il vise à rompre l’isolement, donner la parole aux habitants, leurs permettre d’échanger leurs savoir-faire et prendre en main leur vie au quotidien. Constitués au plus près des habitants, ces groupes avaient pris le nom d’Ecole des Consommateurs, des écoles sans maître, sans tableau noir et sans cours obligatoires ; des lieux d’informations, de discussions, et d’échange, pour être un consommateur avisé et un citoyen à part entière.
L’école des consommateurs c’est :
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Mis à jour (Vendredi, 04 Mai 2012 17:59)


